Malgré un sursaut remarqué à Shanghai, où Lewis Hamilton a brillé en décrochant la pole position et la victoire lors de la course sprint, le reste de son début de saison F1 2025 reste en demi-teinte. Ferrari n’a toujours pas réussi à grimper sur le podium après quatre Grands Prix, et la SF-25 peine à convaincre par sa régularité et sa compétitivité.
Lewis Hamilton, malgré toute son expérience acquise chez McLaren puis Mercedes, fait face à une phase d’adaptation que Frédéric Vasseur juge inévitable.
"Il arrive avec un bagage énorme, mais il faut du temps pour tirer le meilleur de cette nouvelle collaboration" souligne le directeur de la Scuderia Ferrari.
Un enthousiasme médiatique jugé prématuré
Le patron de l’écurie italienne a tenu à calmer l’excitation qui a suivi la prestation du Britannique en Chine.
"Certains parlaient déjà de trophées de fin de saison samedi soir, mais restons lucides" a-t-il déclaré. Pour lui, la monoplace actuelle est très différente de celle de 2024 et l’équipe est encore en train d’en comprendre toutes les subtilités. Trouver les bons réglages reste un défi de chaque instant.
Vasseur rappelle également que Ferrari traite ses deux pilotes, Hamilton et Charles Leclerc, de manière équitable, avec le même objectif : faire progresser l’ensemble de l’équipe.
Le potentiel est là, mais la grille est plus serrée que jamais
Malgré ces débuts timides, le Français reste confiant dans les capacités de son équipe. "Tous les ingrédients sont réunis. Il faut juste que la recette prenne" illustre-t-il. Il admet cependant que la voiture n’est pas encore exploitée à son plein potentiel, un constat partagé selon lui par d’autres écuries comme McLaren.
Il insiste sur la densité actuelle du plateau : une erreur en qualifications peut coûter plusieurs positions, tant les écarts sont minimes. "On peut passer de héros à zéro en un clin d’œil" ajoute-t-il, appelant à la prudence dans les jugements hâtifs.
Garder le cap et construire sur le long terme
Pour Frédéric Vasseur, la priorité est de continuer à analyser objectivement les données et à progresser sans se laisser emporter par les émotions. Il espère voir son équipe reproduire l’un de ses points forts de l’année dernière : sa capacité à capitaliser sur ses performances.
La patience semble être le maître-mot à Maranello. Et si Hamilton et Ferrari parviennent à accorder leurs violons, les résultats finiront par suivre.


