Après plusieurs courses d’adaptation, Lewis Hamilton commence à mieux comprendre sa Ferrari. Le septuple champion du monde a confié après le Grand Prix de Bahreïn qu’il avait enfin eu des sensations positives au volant de sa nouvelle monoplace. S’il reste encore du chemin à parcourir pour être totalement à l’aise, le Britannique se veut optimiste.
Sur le tracé de Sakhir, Hamilton a connu une course encourageante. Après un bon envol, il a su progresser rapidement dans le peloton et a particulièrement apprécié le comportement de sa voiture lors de son relais en pneus médiums.
"C’était une course globalement solide. J’ai pu attaquer, doubler, et surtout, ressentir pour la première fois un bon équilibre pendant plusieurs tours" a-t-il expliqué. Néanmoins, il reconnaît que la performance a légèrement chuté sur les gommes dures, sans pour autant entacher sa satisfaction globale.
Le pilote estime que ce week-end a été l’un des plus riches en enseignements depuis le début de la saison : "J’ai énormément appris. Peut-être plus que sur toutes les autres courses. Mon pilotage a mieux fonctionné au milieu de la course, et j’ai enfin eu la sensation que mon style commençait à coller aux exigences de la voiture."
Une phase d’apprentissage encore en cours
Depuis le début de la saison, Hamilton se bat pour réduire l’écart avec Charles Leclerc, son nouveau coéquipier : "J’ai eu du mal à suivre Charles sur les dernières courses. Mais à Bahreïn, j’ai commencé à le rattraper petit à petit. Je pense qu’avec une meilleure position de départ et les bons réglages, je peux me battre avec lui plus régulièrement."
L'ancien pilote Mercedes souligne combien le changement de voiture et d’environnement est radical pour lui : "Je pilotais selon les mêmes principes et avec la même équipe depuis plus d'une décennie. Ici, tout est différent. Le style de conduite, les réglages, les retours de la voiture : c’est un monde à part."
Hamilton se montre toutefois confiant. Il sait qu’il lui faut encore du temps pour s’approprier totalement cette Ferrari, mais reste persuadé qu’il peut y arriver : "Je dois simplement faire un meilleur travail du début à la fin du week-end. Je sais que j’en suis capable, et je vais le prouver."
Frédéric Vasseur tempère
Du côté de la direction, Frédéric Vasseur ne cache pas que l’intégration de Hamilton prend du temps, ce qui est parfaitement naturel. Le patron de Ferrari rappelle que l’alchimie entre un pilote et son équipe ne se crée pas en un claquement de doigts.
"On ne remplace pas douze années de collaboration chez Mercedes en seulement deux courses. Il faut de la patience, de l’ajustement mutuel" explique-t-il.
Vasseur insiste sur la volonté commune de progresser : "C’est encourageant de voir que Lewis dit lui-même qu’il doit s’adapter. De notre côté, on fera tout pour adapter la voiture à son style. C’est un travail collectif, et jusqu’ici, cela se passe dans un excellent esprit."
Enfin, il souligne à quel point la Formule 1 moderne est impitoyable, où quelques dixièmes de seconde peuvent faire perdre plusieurs positions.
"Aujourd’hui, une erreur ou un écart de performance de quelques centièmes peut coûter très cher. Leclerc aurait pu partir sixième au lieu de deuxième pour seulement quelques millièmes. Il faut donc rester concentré et calme" conclut-il.


