Oscar Piastri est en train de redéfinir l’équilibre des forces chez McLaren. Grâce à sa deuxième victoire consécutive – cette fois en Arabie saoudite – il devient le leader du championnat du monde de Formule 1 pour la première fois de sa carrière. Et fait amusant : le dernier Australien à avoir occupé cette position n’est autre que son propre manager, Mark Webber, en 2010.
Piastri prend l’ascendant
Pendant que Lando Norris peine à maximiser le potentiel de la McLaren MCL39, Piastri en tire chaque goutte de performance. À Djeddah, l’Australien a converti sa deuxième place sur la grille en une victoire nette, prenant l’avantage dès le départ sur Verstappen, qui a ensuite été pénalisé pour avoir coupé la chicane.
À partir de là, Piastri a géré la course de bout en bout, avec calme, rigueur et une maîtrise impressionnante pour un pilote n’ayant que deux saisons pleines et 50 Grands Prix derrière lui.
Norris, quant à lui, a encore trébuché au moment décisif. Après un accident en Q3, il a dû s’élancer dixième et n’a pu remonter que jusqu’à la quatrième place, interrompant sa série de podiums. Il admet lui-même : “Je me rends la vie difficile. Je dois m’aider un peu plus, surtout le samedi.”
Le calme Australien qui inquiète même Verstappen
Max Verstappen, pourtant rarement élogieux envers ses rivaux, n’a pas caché son admiration :“Oscar est très solide, concède le tenant du titre. Très calme dans son approche. Il livre quand il faut, fait très peu d’erreurs : c’est ce qu’il faut pour se battre pour un championnat.”
Ce calme et cette efficacité contrastent de plus en plus avec un Norris sous pression, en quête de constance. Avec trois victoires contre une seule pour Norris, Piastri semble doucement mais sûrement s’imposer comme le nouveau patron de Woking.
S’il confirme à Miami – le lieu même de la première victoire de Norris en 2024 – alors il faudra admettre que la transition est actée. Et que McLaren a trouvé en Piastri un leader capable de viser le titre mondial, là où Webber avait échoué face à Vettel en 2010.
Vers un changement de hiérarchie chez McLaren ?
Pourtant, fidèle à son caractère posé, le jeune Australien ne s’emballe pas : “Je ne suis pas obsédé par le fait d’être en tête du championnat, assure-t-il. Je suis surtout fier du travail accompli. L’objectif, c’est d’être leader après la dernière course, pas après cinq manches.”
Mais dans les faits, Piastri ne fait pas que suivre Norris… il le dépasse. Et s’il continue sur cette lancée, il ne sera bientôt plus seulement vu comme le jeune talent prometteur, mais comme le candidat sérieux au titre mondial 2025.


