Max Verstappen n’a pas caché sa frustration à l’issue des qualifications du Grand Prix de Bahreïn. Habitué à jouer la pole position, le pilote Red Bull s’élancera depuis la quatrième ligne après une séance difficile marquée par un manque flagrant de confiance dans sa monoplace.
"C’est compliqué depuis le début du week-end. J’ai constamment du mal à ressentir un bon équilibre dans la voiture, et les freins ne me donnent pas non plus de bonnes sensations" a-t-il confié.
"L’adhérence est très changeante, parfois même inexistante. On a tenté pas mal de changements de réglages, mais rien n’a vraiment apporté une amélioration claire. Cela montre bien qu’on est un peu perdus dans notre direction."
Ce manque de repères techniques s’est traduit par un pilotage plus hésitant, loin de la maîtrise habituelle de Verstappen. Selon lui, c’est l’ensemble du package – freins, équilibre, adhérence – qui pose problème. Et malgré tous les ajustements entrepris par l’équipe, aucun n’a permis de retrouver une sensation de contrôle.
Une stratégie floue et une course pleine d’inconnues
Pour la course, le quadruple champion du monde espère limiter les dégâts, même s’il admet ne pas savoir à quoi s’attendre. En conservant un train de pneus durs inutilisé, Verstappen se donne une option stratégique, mais cette dernière reste une incertitude plus qu’un avantage.
"J’ai gardé un set de pneus durs pour la course, mais je ne sais même pas comment ils vont se comporter. L’adhérence sera certainement plus faible avec eux, surtout au niveau mécanique. Il y aura probablement plus de glisse, mais c’est toujours bon d’avoir une option supplémentaire."
Quant à savoir si cette performance modeste est un signe inquiétant pour la suite de la saison, Verstappen reste prudent : "Franchement, je n’en sais rien. Ce que je peux faire, c’est donner le maximum comme à chaque fois. On est au milieu du peloton, donc j’espère au moins qu’il y aura un peu d’action en piste. Pour le reste, on verra bien comment ça se passe."
Tsunoda philosophe après sa 10ème place
De son côté, Yuki Tsunoda a réussi à hisser sa Red Bull satellite en Q3, mais le Japonais termine tout de même avec un retard de près d’une seconde sur Verstappen. Une performance en demi-teinte, qu’il relativise néanmoins après des essais libres agités.
"Atteindre la Q3, je le prends, oui. Bien sûr qu’on veut toujours plus en tant que pilote, mais vu le déroulement de mes essais, et sachant que ce n’est que ma deuxième course avec cette voiture, c’est un petit pas dans la bonne direction."
Tsunoda souligne surtout la difficulté d’exploiter le potentiel de cette monoplace, dont la fenêtre de performance serait particulièrement étroite : "C’est compliqué. Cette voiture ne pardonne pas. Il faut vraiment être dans le bon tempo pour qu’elle donne son meilleur, et j’essaie encore de trouver ce rythme de manière régulière. Il y a des hauts et des bas, c’est normal."
"Mon relais long n’a pas été convaincant, mais la voiture n’est pas facile à ajuster. J’ai besoin d’un peu plus de mise au point pour l’adapter à mon style. Pour l’instant, j’ai une confiance correcte, pas exceptionnelle, mais je progresse."


