img

MotoGP Assen : le chef mécanicien de Fabio Quartararo nous dit tout sur la seconde chute qui est celle qui aurait pu lui coûter très cher

Fabio Quartararo a clôturé sa première partie de saison sur une note douloureuse à Assen, puisque marquée par deux chutes qui ne font jamais du bien au corps ni à l’esprit. Sur ce dernier plan, il aura encore à solder ce passif lors de la manche de rentrée à Silverstone en août, puisque les commissaires de la FIM ont estimé que sa manœuvre de dépassement qui a entrainé sa première chute et perturbé la course d’Aleix Espargaró était de nature à recevoir une sanction. La peine sera donc purgée par un long lap lors du prochain Grand Prix de Grande Bretagne. Cependant, le Champion du Monde s’en sort bien car c’est plutôt sa seconde chute qui aurait pu lui coûter cher. Pour deux raisons : la surprise du fait d’un élément technique qui a été perturbé par le premier incident. Et une combinaison qui n’a pas protégé comme elle aurait dû, ouvrant ainsi le risque d’une blessure…

Et ces paramètres sont expliqués par son chef mécanicien Diego Gubellini dans un entretien repéré sur Corsedimoto. La chose la plus importante étant, en toute circonstance, la sécurité et l’intégrité du pilote, commençons par cette histoire de combinaison. Il faut croire selon l’élément relaté que le tenant du titre mondial n’a décidément pas de chance avec son cuir. On se souviendra que, l’an passé, sa fermeture s’est ouverte en pleine course, sans que l’on comprenne encore aujourd’hui vraiment comment. Mais cela avait sérieusement perturbé son Grand Prix de Catalogne qu’il maitrisait jusque-là parfaitement au guidon de sa Yamaha.

A Assen, et après avoir été catapulté de la M1, Fabio Quartararo s’est écrasé sur le sol « à l’ancienne ». Entendez par là que l’airbag de la combinaison ne s’est pas activé d’après la source. D’où cette violente douleur à l’épaule spontanément ressentie. Mais avant ce final, il y a eu d’abord deux temps qui eux-mêmes succédaient à la première chute : le retour auprès de Gubellini qui l’a fait repartir sur la piste, puis la Yamaha, endommagée depuis le premier accident, qui a éjecté son pilote.

« Lors de la deuxième chute de Fabio Quartararo, le contrôle de traction a fonctionné« 

Pour le premier temps, le chef mécanicien révèle : « Fabio connaissait l’état de la moto, nous avons décidé de le laisser continuer car la météo menaçait de pluie et il aurait pu avoir une opportunité de revenir en course avec le changement de moto. Avec cette idée là, on a essayé de faire quelques tours de plus, malheureusement il a chuté la deuxième fois ».

Une chute qui a été facilitée par un ensemble technique qui venait d’être malmenée. Fabio Quartararo a évoqué dans sa conférence de presse un possible souci du contrôle de traction. Mais Gubellini donne un verdict final qui sonne différemment : « après une chute, les programmes ont besoin de quelques tours pour se réinitialiser. Le système s’était correctement réinitialisé, lors de la deuxième chute, le contrôle de traction a fonctionné. Mais il faut aussi dire que le pneu était un peu froid, car il avait fait deux tours lents et c’était ça le problème : avoir exagéré avec un pneu qui n’était pas à la bonne température ».

Le chef mécanicien termine : « nous savons depuis le début de l’année qu’il faut pousser à cent pour cent pour viser la victoire. Et nous savons où nous avons du mal, alors nous essayons de compenser d’une autre manière. L’erreur peut arriver, on la prend et on l’utilise comme une expérience pour la prochaine fois ». Et l’essentiel est que Fabio Quartararo soit indemne.

Cet article MotoGP Assen : le chef mécanicien de Fabio Quartararo nous dit tout sur la seconde chute qui est celle qui aurait pu lui coûter très cher est apparu en premier sur Paddock GP.

×